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Comment traverser le deuil, et honorer nos proches
Comment traverser le deuil, et honorer nos proches

Comment traverser le deuil, et honorer nos proches

Comprendre les étapes: les émotions et les réactions selon son profil de personnalité

Le deuil est une expérience universelle et profondément personnelle. Aussi, il s’accompagne de sentiments intenses et de réactions variées. Chaque personne réagit différemment à la perte, en fonction de son histoire, de ses croyances et de sa personnalité. Cet article explore les étapes du deuil, les émotions ressenties, les rituels importants, mais aussi les réponses émotionnelles que chaque type de l’ennéagramme peut avoir face au deuil. En comprenant mieux ce processus, il devient possible de mieux l’accepter et de s’accompagner soi-même ou ses proches avec bienveillance.

Chrysanthèmes.  Photo de Nikolett Emmert.

Les étapes du deuil : un processus en cinq phases

Inspiré des travaux d’Elisabeth Kübler-Ross, le modèle classique du deuil se compose de cinq étapes qui permettent d’avancer, chacune à leur rythme, vers l’acceptation de la perte. En outre, ces étapes ne sont pas linéaires et peuvent se chevaucher, voire se répéter.

1. Le déni :

Premier mécanisme de défense face à la perte, le déni permet de s’engourdir émotionnellement pour amortir le choc. Cette étape peut provoquer une incrédulité et un refus de la réalité, comme une barrière pour se protéger temporairement de la douleur.

2. La colère face au deuil :

Lorsque la réalité commence à s’imposer, la colère surgit souvent. Elle se manifeste par des sentiments de frustration et d’injustice. Par exemple, et peut être dirigée vers soi-même, les autres, ou même la personne disparue. Cette étape libère une partie de la douleur.

3. Le marchandage :

En quête d’un semblant de contrôle, cette phase est marquée par des pensées de culpabilité ou bien de remords. « Si seulement j’avais fait ceci… » ou « Peut-être que je pourrais… ». Ce marchandage est une tentative d’atténuer la souffrance en imaginant des scénarios hypothétiques.

4. La dépression après le deuil:

Elle est centrale dans le processus. Ainsi, dans ce moment de tristesse intense, elle permet de pleinement réaliser la perte. Effectivement, s’accompagne d’un sentiment de vide, de découragement, et de solitude. Cette étape est essentielle pour avancer vers l’acceptation.

5. L’acceptation :

La dernière étape est marquée par une certaine sérénité retrouvée. Accepter la perte ne signifie pas que la douleur disparaît, mais qu’elle s’intègre dans notre vie. Un apaisement survient, accompagné parfois d’un sentiment de reconnaissance pour les souvenirs.

Les émotions ressenties pendant le deuil

Le deuil est une montagne russe émotionnelle où chaque étape peut susciter des émotions intenses et parfois contradictoires.

Voici les principales émotions que l’on peut ressentir à chaque phase :

Incrédulité et engourdissement (Déni) : une sorte d’anesthésie qui préserve l’esprit.

Frustration, colère, injustice (Colère) : sentiments dirigés contre soi ou les autres, voire contre la personne disparue.

Espoir illusoire, culpabilité (Marchandage) : l’esprit tente de reprendre le contrôle.

Tristesse profonde, isolement, perte de motivation (Dépression) : une plongée dans le chagrin pour faire face à la réalité de la perte.

Apaisement, nostalgie, gratitude (Acceptation) : un équilibre émotionnel permet d’avancer sans oublier.

Les rituels du deuil en France : accompagner la mémoire

Les rituels jouent un rôle clé pour faciliter le processus de deuil. Par conséquent, s ont pour effet tout en offrant un cadre symbolique pour exprimer les émotions et honorer le souvenir du défunt.

En France, certaines pratiques sont encore courantes :

La veillée funèbre :

Rassemblant les proches, elle permet de passer une dernière nuit auprès du défunt dans un cadre intimiste.

Les obsèques :

Cérémonie religieuse ou laïque, elle inclut souvent des discours, des éloges, et des moments de recueillement. Ainsi, ’est un hommage collectif au défunt.

L’enterrement ou la crémation :

Ces rituels symbolisent le passage et l’acceptation de la perte.

Les anniversaires de décès :

Marqués par des visites au cimetière, l’allumage de bougies ou des réunions familiales. Alors, ils permettent de garder le lien avec la personne disparue.

Les rituels personnalisés après un deuil:

Planter un arbre, conserver des objets mémoriels, ou bien, écrire des lettres au défunt sont des pratiques qui permettent de maintenir un lien personnel avec la mémoire du défunt.

Le deuil selon les profils de l’ennéagramme

Chaque type de l’ennéagramme a des réactions spécifiques face au deuil, influencées par sa manière unique de percevoir et de gérer ses émotions.

Type 1 – Le Perfectionniste

Les type 1 réagissent en cherchant un sens rationnel à la perte. En effet, parfois avec culpabilité s’ils pensent qu’ils auraient pu prévenir la situation.

Aide : les encourager à exprimer leurs émotions sans essayer de les « corriger » puis à accepter que la souffrance n’est pas toujours logique.

Type 2 – L’Altruiste

Les type 2 se tournent vers les autres pour les aider. Ceci implique alors, qu’ils évitent de se confronter à leur propre douleur.

Aide : leur rappeler que leurs propres émotions sont importantes, les inviter à accepter du soutien et à se montrer vulnérables.

Type 3 – Le Battant

Les type 3 peuvent détourner leur douleur en se lançant dans le travail ou alors, dans des projets pour éviter d’affronter leur tristesse.

Aide : leur offrir un espace où ils peuvent montrer leur vulnérabilité sans jugement les aidera à admettre leur douleur.

Type 4 – Le Romantique

Les type 4 plongent profondément dans leurs émotions. Donc, ils peuvent vivre le deuil de manière très intense.

Aide : les encourager à exprimer leur douleur de manière créative tout en veillant à ce qu’ils ne s’isolent pas.

Type 5 – L’Observateur

Les type 5 cherchent à rationaliser la perte. Ainsi, ils s’isolent pour préserver leur énergie émotionnelle.

Aide : les inciter à exprimer leurs sentiments sans se cacher derrière l’analyse peut les aider à rester connectés à leurs émotions.

Type 6 – Le Loyaliste

Les type 6 peuvent être anxieux face à l’incertitude, cherchant la sécurité auprès de leurs proches.

Aide : Leur offrir du soutien constant et puis les rassurer. Cela les aidera à se sentir protégés dans leur parcours de deuil.

Type 7 – L’Épicurien

Les type 7 cherchent à éviter la douleur en se distrayant. Par conséquent, cela peut les empêcher de faire face pleinement à leur tristesse.

Aide : les encourager à affronter leur douleur tout en validant leur besoin d’optimisme les aidera à rester en équilibre.

Type 8 – Le Protecteur

Les type 8, qui valorisent la force, peuvent réagir avec colère ou bien avec frustration, en refusant de montrer leur vulnérabilité.

Aide : Les rassurer sur le fait que la vulnérabilité n’est pas une faiblesse et leur permettre d’exprimer leur tristesse sans se sentir jugés.

Type 9 – Le Pacificateur

Les type 9 cherchent à préserver l’harmonie et peuvent minimiser leur propre douleur pour éviter les conflits ou déranger les autres.Aide : Les encourager à exprimer leurs sentiments sans crainte de déranger et leur rappeler que leurs émotions sont tout aussi importantes.

Comprendre le deuil pour mieux accompagner

Le processus de deuil est une traversée unique, influencée par nos émotions, nos rituels et notre personnalité. Ainsi, omprendre les différentes étapes et les réactions de chaque type de l’ennéagramme peut apporter un éclairage précieux pour traverser cette épreuve ou pour accompagner un proche en deuil. En nous reconnectant à nos émotions et en trouvant des rituels significatifs, nous pouvons progressivement reconstruire notre vie tout en honorant la mémoire de ceux que nous avons perdus.

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